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Je me sens coupable

  • Photo du rédacteur: The Nest
    The Nest
  • 12 déc. 2025
  • 2 min de lecture

« Je m’en veux de… ». Voilà une phrase qui revient souvent dans ma tête. Je n’ai pas appelé cet(te) ami(e) car je n’en avais pas envie, mais je m’en veux. J’ai décliné cette invitation pour rester chez moi et me reposer ; mais je culpabilise.

Je me sens mal de laisser tomber l’autre, l’abandonner. Est-ce que l’autre le ressent ainsi, je n’en suis pas sûre. Moi je le ressens comme une trahison.



Récemment, je suis mise en retrait dans mes relations. Il y avait beaucoup à gérer: un nouveau poste, des préoccupations, une fatigue constante. Dans mes relations j’étais plus en réaction qu’en action. Je répondais avec plaisir et joie à ceux et celles qui me contactaient, mais je n'avais plus l’élan d’aller vers les autres. L’énergie me manquait. Et pourtant je m’en voulais.


Quand j’y repense, je me demande:

Comment être présente pour les autres si je suis absente moi-même? Comment être généreuse si je suis vidée ? A quoi je dis oui quand je dis non à l’autre ?
Je dis oui à mon besoin de calme. À mon envie de silence. À mon corps qui réclame du repos.

Et pourtant, ce oui me semble égoïste. Comme s’il fallait toujours être disponible, présente, attentive.

 

Je confonds trop souvent le retrait avec le rejet.

Je crois que me retirer, c’est blesser. Mais peut-être que c’est simplement respirer.

 

Alors aujourd’hui, je choisis de ne pas m’en vouloir.

Je choisis de reconnaître que dire non, parfois, c’est dire oui à ce qui me rend vivante.

Je choisis de croire que l’amitié, l’amour, la présence… peuvent survivre à un silence, et qu’il est temps de choisir sans s’excuser.

Je mets de coté cette culpabilité qui m’étouffe.

Je me retrouve.

Je me réaccorde.

Je renouvelle.


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