Les « au cas où »
- The Nest

- 4 déc. 2025
- 3 min de lecture
Que celui ou celle qui n’a jamais gardé un papier, un vêtement, un accessoire, un jouet, un gadget, juste « au cas où » lève la main !
Eh bien, chez moi, les « au cas où » ont proliféré. Ils se sont installés dans mes tiroirs, mes placards, mes étagères… et ils ne semblent pas pressés de partir.
Quand j’ai emménagé dans mon appartement il y a plusieurs années, j’ai emporté avec moi mes feuilles de recettes et mes magazines de cuisine. Combien de recettes réalisées en 9 ans ? 0. Combien de magazines ouverts ? 0. Ils sont toujours là, bien rangés, comme s’ils attendaient leur heure de gloire.

Je m’imagine déjà, les triant, tomber sur cette recette à priori alléchante, me dire que ce serait parfait pour un déjeuner ou dîner entre amis ou en famille. Mais soyons honnêtes : le jour où j’aurai des invités, je chercherai une recette sur internet. Alors, ces magazines de cuisine, ces recettes ? Ils peuvent partir. Je n’y suis pas attachée. A condition bien sûr de ne pas les rouvrir… Car là, le doute s’installe…
Et les vêtements, ah… c’est une autre histoire. Ah les vêtements...
Mes placards débordent. Et pourtant j’ai fait du tri avant de déménager il y a 2 ans. J’ai trié de nouveau en août. Et malgré tout, ils sont pleins.
Soyons clairs : je ne suis pas une minimaliste. J’aime les vêtements, j’aime avoir le choix, pouvoir changer de style selon l’humeur ou l’occasion. Porter les mêmes tenues chaque semaine ? Très peu pour moi. La routine, je la fuis.
Dans mes placards, il y a de tout : des vêtements que j’ai adoré porter mais qui ont perdu de l’éclat à force de lavages, des pièces jamais portées, achetées en prévision d’un événement qui n’est jamais venu, des habits conservés « au cas où » je retrouverais le poids de mes 25 ans, des paires de chaussures que je ne mets plus, mais que je garde « au cas où » l’envie reviendrait.
Et pourtant, je le sais : ces envies ne reviendront pas. Ces vêtements ne me vont plus, ou ne me ressemblent plus. Cependant, certains ont une histoire.
Cette robe verte par exemple, achetée pour mon anniversaire, dans laquelle, je me sentais belle, confiante, vivante. J’adorais (c’est d’ailleurs encore le cas) son côté bouffant, un peu princesse… Ou cette autre robe, celle des compliments, celle que je portais quand j’avais besoin d’un petit boost d’assurance. S’en séparer, c’est comme dire au revoir à une version de moi qui a eu besoin de ce vêtement pour se sentir forte. Une version que j’ai aimée et que je n’ai plus besoin d’incarner à travers un vêtement.
Alors aujourd’hui, je regarde mes « au cas où » en face. Et je me pose une questions simple : en ai-je vraiment besoin ?
Est-ce que je l’ai porté ces 6 derniers mois ?
Est-ce qu’il me va encore ?
Est-ce qu’il me fait du bien ?
Si la réponse est non, alors, il peut être temps de lui dire au revoir (et peut-être merci) – à quelques exceptions près…
.
Et il y a les papiers, les dossiers. J’ai conservé de nombreux documents de formation, de projets sur lesquels j’ai travaillé, au cas où j’en aurais besoin pour des expériences futures. Années après années, je les ai rangés dans des pochettes en plastique, puis des dossiers, suivi de classeurs, puis de cantines. Aujourd’hui, j’ai 2 cantines pleines de papiers.
Quelques occasions de piocher dans ces documents se sont présentées. Je ne l’ai pas fait. Il y avait bien trop de papiers dans ma cantine à éplucher avant d’arriver à ce que je souhaitais réellement. Récemment encore, alors que je triais de la paperasse, je suis tombée sur des post-it géants d’une formation en Co Développement. J’ai longuement hésité à les jeter, pensant que je pourrais en avoir besoin si j’animais une session prochainement. Finalement, je les ai gardés, en me disant que je les numériserais. Vais-je réellement utiliser la version numérisée ? Rien n’est sûr. En tout cas, libère de l’espace. C’est difficile de se dire qu’on met à la poubelle des documents de formation. C’est presque comme jeter un livre.
Ces papiers, documents, sont des puits de savoir. S’en séparer serait comme de se séparer de connaissances Et ces objets, vêtements, les témoins silencieux d’espoirs, de souvenirs, de peurs. Mais il ne doivent pas m’empêcher d’avancer. Alors aujourd’hui je choisi de laisser partir plusieurs de ces "au cas où".
Les magazines et feuilles de recettes.
Je conserve : Non
Je me déleste : Oui
Les vêtements au cas où :
Je conserve : Non
Je me déleste : Oui, en donnant
Je renouvelle : reparlons-en dans quelques mois…





Pour les vêtements, je fais le tri. Je m’en débarrasse mais on dirait qu’il en repousse d’autres comme des champignons. Bon maintenant il y a une petite humaine qui fait son shopping dans ma garde-robe… Est-ce normal que je sois rassurée de ne pas être seule dans cette situation? 😜😉